Géographie

MEROUANA (ex Corneille)




Relief 

  L’Aurès se présente sous forme de longs plis parallèles orientés Est-Ouest qui délimitent

Les zones de hauts plateaux alluvionnaires entaillés par des Oueds qui se sont profondément encaissés dans les terres friables où ils ont beaucoup raviné.

Les principaux sommets sont :   Le Djebel Chélia        2 328 m

                                                 Le Djebel Mahmel    2 320 m

                                                                Le Djebel Refaa        2 180 m

Situation 

MEROUANA se trouve au Nord-est de Batna (40 Km à vol d’oiseau) et en bordure de la plaine de Belezma dont elle est le centre économique.

Elle est le chef-lieu de la Daira qui porte son nom.

La commune de MEROUANA est limitée  par:

-          La commune d’Oued El Ma à l’Est.

-          La commune de Hidoussa au Sud.

-          La commune de Taxlent au Sud-ouest.

-          La commune de Lemcen à l’Ouest.

-          La commune de Talkhempt au Nord-Ouest.

-          La commune de Ksar Belezma au Nord.

Coordonnées :   37° 12’ Est                        5° 55’ Nord

Située dans une cuvette au pied de petites montagnes et de collines, en avant plan :

-          Le Fakhra (1080 m) au Sud-est

-          Le Tikelt (1200 m) au Sud

-          Hergala (400 m) à l’Ouest et Sud-ouest

Et de hautes montagnes, en arrière plan :

-          Djebel Mestaoua (1800 m) au Nord-est

-          Djebel Tougguer (2020 m) et le Telmet (1850 m) au Sud-est

-          Les Monts de Hidoussa ((1650 m) au sud

-          Djebel Refaa (2170 m) et les monts des Ouled Fatma au Sud-ouest

Géologie

Les vallonnements des Djebels situés au Sud de MEROUANA sont formés de crétacés inférieurs (sables argilo-calcaires).

Les contreforts de ces massifs en crétacé moyen (craie et calcaire), aux pentes plus douces, sont parfaitement aptes à recevoir des constructions.

La plaine du Belezma, au Nord de  MEROUANA, est une terre alluvionnaire (quaternaire continental) qui est très riche et où les cultures conviendraient très bien.

Les massifs au Nord de Oud El Ma, en jurassique supérieur, sont formés de calcaires marneux  imperméables, sols tout juste propres à l’élevage extensif. 

L e climat

 Températures

Nous sommes dans une région montagneuse de climat assez rude, avec des étés chauds, des hivers froids. La transition entre les saisons est brutale. Il faut noter aussi des gelées printanières fréquentes qui interdisent la culture des primeurs.
 

M o i s

T e  m  p é  r  a  t  u  r  e  s

minimale

Maximale

Moy (m+M)/2

Janvier

0,3

9,5

4,90

Février

0,6

11,5

6,05

Mars

2,7

14,3

8,50

Avril

5,0

18,9

11,95

Mai

8,3

23,6

15,95

Juin

13,0

28,9

20,95

Juillet

16,1

33,3

24,70

Août

15,7

32,3

24,00

Septembre

13,0

27,7

20,35

Octobre

8,5

21,2

14,85

Novembre

4,2

15,0

9,60

Décembre

1,1

10 ;7

5,90

ANNEE

7,2

20,6

14,00

Les Vents   

 Le vent dominant vient de l’Ouest – Sud-Ouest et dure plusieurs jours consécutifs ; il souffle à travers toute la plaine sans rencontrer d’obstacles. C’est lui qui amène les précipitations.

Le vent du Nord est moins fréquent et de moindre importance.

L’Est et le Sud sont barrés par les montagnes, mais  un vent  de sable,chaud et sec (le sirocco الشهيلي) , venant sutout du Sud, souffle presque tout l'été.

Les Précipitations

 Il ne neige qu’une fois par an à M E R O U A N A (CORNEILLE), en fin de Décembre, début Janvier, mais les montagnes environnantes sont couvertes de neige de fin Novembre au mois de Mai.

Le régime des pluies est assez variable suivant les saisons. Il faut compter une moyenne de 300 à 350 mm, mais ceci ne veut pas dire que l’on puisse compter sur ces pluies tous les ans.

Périodes des précipitations :      Octobre     -  Novembre

                                                Décembre  -  Janvier

                                                Orages de printemps

 De Mai à Octobre, la sécheresse est pour ainsi dire complète, sauf quelques orages très violents et très rapides.

Population :

                      Etant de création récente (1904), MEROUANA n’a  évolué, en matière de population, que tardivement.

                      A l’origine, ce fut d’abord un centre colonial (expressément créé pour les colons auxquels on avait adjoint des algériens qui, pour la plupart, étaient soit des fonctionnaires, soit des ouvriers au service des colons). Plus tard, beaucoup d’autres algériens s'y installèrent, particulièrement durant la Guerre de Libération (1954-1962), fuyant les zones de combat.

                       Jusqu’en 1962, le village  comptait environ  7000 hts.

                     Après l’Indépendance, la population a pratiquement quintuplé pour atteindre, au dernier recensement, près de 35 000 hts. Mais cette évolution s’est faite de façon anarchique, au détriment des terres agricoles qui entouraient le village et assuraient ainsi une autosuffisance alimentaire et une atmosphère dépourvue de toute pollution.

Communications 

                        Vu son enclavement dans un relief accidenté, MEROUANA n’est accessible que par peu de voies de communication :

-          MEROUANA-BATNA par Nafla (commune de Hidoussa), au Sud.

-          MEROUANA-BATNA par le col de Telmet (Commune d’Oued El Ma) au S-E.

-          MEROUANA-BATNA par Seriana, à l’Est.

-          MEROUANA-SETIF par Ras-El-Aioun à l’Ouest.

-         MEROUANA-EL-EULMA par M’Cil (commune d’Ouled Sellem) au Nord.

Infrastructures

MEROUANA est dotées de la plupart des infrastructures indispensables à toute agglomération, à savoir :

-          Rues et trottoirs aménagés.

-          Eau, électricité, gaz naturel, évacuation des eaux usées.

-          Infrastructures administratives, éducatives et sportives. 

Ainsi que quelques services spécifiques :

-          Forets - Agriculture - Protection Civile - PTT – Habitat – OPGI- Ponts et chaussées (entre autres). Secteur sanitaire - tribunal - cabinets médicaux et pharmacies- études d’avocats et de notaires…

Agriculture

Avant 1962, MEROUANA était une grande commune disposant de grandes surfaces agricoles réservées particulièrement à la production des céréales (blé dur, blé tendre, orge), ainsi que la pomme de terre, dans la plaine du Belezma.

L’aviculture s’est quand même développée de manière appréciable.

Mais, à la suite des différents découpages administratifs qui eurent lieu après l’Indépendance, la commune n’est plus réduite qu’à une ville administrative, chef lieu de Daïra.

 

Commerce

Mis à part les petits commerces classiques qu’on trouve dans toute localité (alimentation générale, fruits et légumes, boulangeries…), c’est surtout le commerce de bazar et de friperie qui domine actuellement.

Les quelques unités de production (biscuiterie, unité d’ustensiles de cuisine, menuiserie de la SOPABA, une ou deux carrières et le syndicat intercommunal de travaux publics) et qui employaient  une bonne partie des populations locales, ont fermé leurs portes, augmentant ainsi le taux de chômage qui était déjà assez élevé et que ne peuvent absorber ni l’administration, ni le secteur du bâtiment, ni les deux ou trois unités privées de fabrication de mobilier scolaire. 

                                                       M.HACHOU